Le brouillard sous les phares s’efface quand on avance, la montagne et la glace, l’asphalte et le torrent,

Il y a des brouillards de vacances, des campagnes aux falaises, avec toutes leurs nuances qui nous mènent à la mère.

 

Il y a nos brouillards de l’enfance, les yeux mouillés de larmes et de sommeil,

Il y a tes brouillards de faïence, le nuage dans le thé, ton visage défait, l’amer de tes regrets,

Il y a des brouillards de démence, les mots qui se perdent, la vie qui se dilue.

 

Il est aussi un brouillard de clémence, la beauté dans la glaise, la lumière diffuse, un carré bleu, le  ciel immense,

Lactation d’Eve et de lune,  la vie qui recommence.

 

Je ne connaissais par les brumes de Savoir, j’étais née par temps clair, au Sud, en été…

Toute une vie de lumière, élargir la conscience, défier l’horizon !

Considérer l’ombre, cerner les détours étaient ma part aveugle,

Cet autre moi qui avance à tâtons et s’enroule de nuages.

 

Dire le ciel et s’enraciner. Trancher le flou, dessiner l’arbre, servir le spectacle vertical, calfeutrer les armures…

Tranquilles, mes armures, ne bougez plus !

Je sais que vous voulez couper le vent, contrer la brume  et recouvrir les blessures.

 

 

Florence OVAERE

Inédit de février 2019 écrit pour le Buffet littéraire.

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