Au début de ma promenade, l’herbe était très verte.

Puis peu à peu sa couleur pâlit.

Aussitôt j’aperçus dans les hautes herbes un couple de hérissons qui s’y cachait.

Ensuite le chemin me mena au bord d’un étang aux eaux calmes, lorsque brusquement se fit entendre le coassement des crapauds.

J’ai essayé plusieurs fois de devenir une herbe, ce qui n’est pas chose simple.

Pourtant j’ai beaucoup veillé à faire tout ce que cette métamorphose demandait.

Était-ce un rêve ?

Beaucoup plus.

Le chant des prés devenait une symphonie inconnue mais qui charmait, comme en état de veille. Et les couleurs se mêlaient toutes, créant un arc-en-ciel géant.

Est-ce cela, l’état de veille ?

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