La pointe de l’aiguille
La douleur exquise
L’éclat du pétard
L’étoile à ton doigt
La goutte
Froide
Qui choque
Une aile de peau sous ta nuque
Plante poignet et l’aine
Chavire
Au cru du bas-ventre
Au sexe
Engourdi d’attente
L’intime caracoule
En son jouir
Ménage territoires tremblés
Bises appointées
Aux confins
De Terre
Sire Intime rit invite en dolines
Frappe
Nostalgie présomption espérance
Dans le chas d’aiguille à l’étroit de l’être
Sont rapportées
Le réel triomphe
Mais surpris l’intime
Transmute rapières en conscience d’être
L’intime est le corps
De ce qui te meut
Il débonde en toi
L’invisible luit
Et le temps est là
En nappe immobile en brouillards perlés
Te voici prairie et bruit de la ville
Feu marais ou vent
Unité sauvage
Poème de toi