Dans l’attente du mot à venir, je veille
Je veille sur ce qui vient
Comme on berce un enfant
Qui va naitre
L’avenir est là, fragile
Dans le creux de la nuit
Je veille en silence
Avant que la flamme
ne s’éteigne.
Le monde dort
L’horloge retient son souffle
Je suis la sentinelle
Le gardien du presque rien,
Dans cet entre-deux
Du jour et de la nuit
Et je veille encore et encore
dans l’attente du mot
Qui me délivrera