Train

Stridences à répétition

Jet de lumière verdâtre

Et irrégularité rythmique

Le train recale ses rails

Dans des secousses à échos.

Crissements

Vent léger

Nous faisons tout pour oublier le noir, la poussière,

L’odeur de souffre

Et de métal frotté.

Enfin, d’un grand soupir s’écartent les portes

Mais le jour n’y est pas encore.

Livre visage (traduit de l’anglais)

Les mensonges s’infiltrent dans l’eau du bain

De la marée de communication

Qui ne parle pas à qui ?

Dans cet immense et lourd flux

Mais qui est qui, le savons-nous ?

Chacun pour se faire mousser !

Images sans réalité de pages fabriquées

Tiens ! un profil attrape-nigaud

Me fait miroiter un écho

A mon auto-publicité…

La clique et clac, ce virtuel

Ennemi de toute vertu

Nous a, cheval de Troie

Reconnaissons, harponné !

Célébrité

Quels échos avez-vous de moi ?

Aucun, vous n’êtes guère connue…

Aucune connaissance commune…

Et des échos de ce que j’écris ?

Des échos lointains…

Un murmure à peine…

Vous me faites bien de la peine !

Vous vous en donnez donc tant, pour coucher

Quelques mots

Dont je n’ai même pas écho ?!

Écho

Et oh !

Oh…oh…oh… hé hé hé

Quel crétin cet écho !

Il ne sait que répéter

Hé… Hé… Hé

Ça fait vraiment pitié !

Il n’y a que les chanteurs pour l’aimer…

Encore faut-il qu’il soit suffisamment court

Pour doter en volume, sans venir empiéter,

Ce qui sied à la voix !