Regarde dans les lignes
de mes mains
les tracés
des routes à suivre
que j’ignore,
mes doigts captent
la lumière
que j’offre
à ta tendresse
de chien veilleur,
à nos mystères réciproques,
à cet instant
sauvé du monde
qui s’ensanglante
là-bas,
éclipsant
tous les soleils.
*
Sur les différents paliers de mon nom
paraissent des êtres divers,
qui font foule sur le tarmac,
certains s’éclipsent,
d’autres s’approchent,
je regarde
ceux qui semblent s’attarder
sans faire le compte
des vides en moi
qui creusent leur poids,
qu’allègent
nombreuses présences aériennes,
soustraction ou addition, je n’ai jamais su.
Je serre très fort
le fil qui me lie
à mes métamorphoses.