1 voilà l’unique, le seul, l’immense, l’indépassable : c’est le délire transcendant. 

Ou la solitude indésirée. 

1 c’est la preuve de la rareté, ça fait monter le prix si tout le monde en veut, et sur l’objet tente de se précipiter. 


2 c’est la paire, la complémentarité, le couple et la fidélité. 2 c’est l’Amour avec un A. 2 c’est l’être et son image, rêve de l’âme sœur, le moi reflété, accepté. 2 c’est la paix ?

2 c’est la paire, une extension de nos corps symétriques, les pantoufles ou les moufles, les lunettes, les chaussettes… 

3 la trinité, un retour au 1 démultiplié. Une transcendance découpée : le père, le fils et le Saint-Esprit : où est passée la maternité ? La vierge serait l’introduction au 4. Mais elle n’est pas décomptée. 

4 c’est deux fois deux, c’est une tablée pour jouer. Un dispositif de relations directes ou croisées. Un début de sociabilité équilibrée ? 

 4 un équilibre parfait, pour se poser sur des pieds difficiles à déstabiliser. Tables, chaises, fauteuils, nous tenons sur 4 points d’appui pour nous y reposer. 

5 c’est l’imper parfait. Le mouton le sait, avec sa réputation de rareté. Très recherché ; il n’est jamais trouvé, pièce du puzzle pour au mieux compléter, il est semblable à l’asymptote, un idéal jamais rencontré. 

6 le maximum sur le dé. Quand on tire, on aime sur lui tomber. On pense que c’est le bon numéro, pour pouvoir gagner. Mais du point de vue statistique, c’est juste parce qu’il parachève les chiffres du dé, qu’on le voit comme le gros lot. Du point de vue des probabilités, c’est entièrement faux.

Le 7, semainier, disque rayé de la fuite de nos jours, au rythme déjà annoncé. J’aimerai vraiment effacer cette monotonie programmée sur la temporalité de l’occupation de notre temps entre repos et activité. 

Le 8, déjà surnuméraire, combinaison de quatre + quatre et de quatre fois 2, multiple de multiple, huit n’est vraiment plus un nombre premier. 

Le 9 pourtant usé par trois fois trois, a dans sa sonorité de quoi nous illusionner. Il sonne la nouveauté, seulement en français ! 

Voilà zéro, que j’ai failli oublier : un chiffre létal qui tous peut les annihiler si vous le multipliez. Le zéro, c’est le memento mori du monde de ces signes drôlement déchiffrés.

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