A la marelle du souvenir

entre amis on joue parfois

à sauter de case en case

redressant un peu l’oubli

qui s’endormait sur des jours fastes

mais savait arrondir les angles

de ce qui laissa en sang

notre armure de peau.

N’effacez rien, gardez tout,

même les longs couloirs de brume

où l’on se perd,

même les douleurs

qui affûtent nos joies.

Gardez à notre être tremblant

qui sait que tout s’imbrique

les bras ouverts où la vie s’invite.  

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