Sur l’écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma sans pognon et sans caméra
Reviens, mon rêve, C’est toujours toi, Roma
Magiques, des fresques, en présence qui s’épanchent ,
à peine perçues, déjà perdues
Des Gigures Gloues, des silhouettes, une mosaı̈que au teint rosé,
C’est pas d’ l’impressionnisme, c’est le jadis tout explosé
Faudrait pas respirer, faudrait pas vouloir voir…
Reviens mon rêve, c’est toujours toi Roma
Voies romaines, anciens chemins, sentiers, parcelles autrefois
membrées,
Un paysage s’envole Un autre se déploie
Jusques aux gares désaffectées, volets repeints déjà louées,
Circulaire, l’économie?? ? Faut bien penser au réemploi
Sur l’ écran noir de mes nuits blanches Où je me fais du cinéma…
La forme d’une ville s échange pour de bizarres diaporamas
Une ville où le cygne exilé se noie…le vieux Paris n’est plus
Ses tracés sont évanouis
Rues de la vieille ferronnerie, de la corderie, de la triperie, du Petit
cruciGix !
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Même en peinture, sous un Coin d’herbe,
On a trouvé grâce aux pigments, au blanc , au plomb,
Sous le mercure, sous l’antimoine
On a trouvé, Pauvre Van Gogh, un repentir !
Visage de femme semble frémir… Pauvre Van Gogh
On accélère les particules , on se désarticule …
Si le français a su prendre son temps, il se repent:
Si le s. s’est enfui, si le s. s’est amui , notre Académie a refusé, a
accentué, a ravivé sa trace. Quoi?
RéafGirmé le s. en circonGlexe âme perplexe ?
le s. fut défenestré, le s. fut hospitalisé , englouti dans la tempête,
quoique fêté dans les festivités.
Phonème amui, encore tu remues , je te salue
Mon vieil Horace, hélas, même les pierres battues de pluies et de vents,
(Comme tu disais) peuvent ne pas laisser de traces,
Je pense aux matelots oubliés dans une ı̂le, aux captifs, aux vaincus, à
bien d’autres encore,
à Salonique, le cimetière juif, meurtri, détruit, avili, a bien perdu
Ses pierres exilées , et puis réemployées
J’aime le théâtre , l’Illusion Comique
Quand le père assis devant la grotte obscure croit son Gils mort…
Il est seulement comédien, Il se relève ,compte son or…
Nos perceptions sont Gloues la mort s’est effacée
Le deuil les pleurs s’en sont allés
Où est le vrai, le durable et le stable?
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Nos particules, nos molécules
Se recolleront, se ressouderont
Dans le grand cycle, dans le grand tout.
A l’homme rien n’est jamais acquis
Mais Rien n’est jamais dissous…

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