A tire d’aile (Danielle Marty)

Terre plate, sans horizon à force de se confondre avec la brume des nuages, terre rabotée à la merci de tous les vents, pavée de trous d’eau entourés de roseaux, l’homme a rasé les cheveux de la prairie et creusé des abris en son sein pour mettre à mort les oiseaux de passage.

Là, tapi dans la nuit, il attend sa proie.

Battement d’ailes, froissement de feuilles, les leurres se dandinent sur la mare : canards en bois ou vivants, pattes liées, appelant leurs congénères sauvages qui volètent au-dessus de la hutte.

Voilà que l’homme décoche le coup mortel : n’est-il pas le maître de la nature ? Un colvert est tombé dans la mare comme du plomb, il a troué la surface de l’eau, il y flottera jusqu’à l’aube au milieu des canards en bois et des appelants.

Au matin, le tableau de chasse du tireur d’élite affichera le nombre de trente-huit, trente-huit tombés, on ramassera pas tout, dira-t-il.

Ville décapitée, ville en ruines, en feu, en cadavres enfouis, l’homme a troué son ventre et dans la rue défoncée, à l’aube, il a aligné ses prisonniers.

Allez, courez, courez, on ne tirera que dans quelques secondes, si vous n’êtes pas tués, vous serez libres, allez, courez !

Affaiblis, amaigris ou blessés, ils s’élancent, ils foncent, fendent l’air, s’envolent…

L’homme vise, sans précipitation, et les abat, avec précision, l’un après l’autre.

Je respecte toujours les oiseaux de l’autre camp, la preuve c’est que je leur donne à chaque fois leur chance, dira le vaillant guerrier promu au rang de héros.

A l’intérieur de la hutte, couchée dans la pièce à côté de la visée, la petite qui entend les tirs hurle dans le noir. On lui crie de se taire.

Mais le fusil continue à tirer.

Alors l’enfant, toute tremblante, se lève à pas de louve, se dirige vers la mare, ramasse le canard mort et

le lance en l’air pour le faire voler.

Tapi dans un trou de sa maison écroulée, le petit qui entend les tirs, hurle au point du jour. On lui crie de se taire.

Mais le fusil continue à tirer.

Alors l’enfant écrit sur la peau de son bras gauche les mots Ceci n’est pas un fusil puis il sort de son trou

et se fait tuer.

Plus tard, la petite qui a vu l’homme ajouter au meurtre la cruauté d’un espoir mensonger, apprendra aux canards à plumer leur maître et aux guerriers à tuer leurs mots de gloire.

Car, comme le dit le poète, qui porte en soi un chaos, peut mettre un jour au monde une étoile dansante.

Présence projetée – Francis Bacon (Agnès Adda)

La violence n’est plus tapie

Elle a franchi le mur du son.

Des bouches d’ombre

Le cri surgit, haut débit.

 

 

Pas une crispation n’en démord

Qui ne se grave en dents d’ivoire.

 

 

*

 

 

Sous le paravent des chambres

Suinte la pourpre des vengeances.

 

 

Eblouissante, toute corrida

Sous l’astre de l’ampoule.

 

 

*

 

 

De verre, le confessionnal

Diffuse, réfracte les aveux.

 

 

Le triptyque du sacrifice

Sans revers

Ouvert

Sans répit.

 

 

D’une éloquence serrée

Le précipité

Exacerbé

De ma durée.

 

 

*

 

 

Chaque toile monte et démonte

Ses plateaux, ses tréteaux

Tremplins ironiques

De mon fantasme

De mon film

De mon roman

De mon épopée.

 

 

*

 

 

Dans la mêlée des hommes

Je vois la femme assassinée
J’écoute un autre théâtre.

 

 

Déployée rigoureusement

Sous mes yeux, à ma portée

La machinerie sublime

-Impériale, orientale, christique-

De mon pouvoir

De mon innocence

De mon plaisir

De ma cruauté.

 

 

Chaque outrage au silence

Se réverbère

Se pare, de loin en loin

Des teintes les plus subtiles

Des pigments les plus rares :

Iphigénie ressuscitée

Et sa biche encore

Leur corps, leur cri exultés

Exaltés d’un cadre d’or.

 

 

 

Papier plié (Bettie Nin)

Du rose au noir et vice-versa, j’ai beaucoup voyagé.

J’espérais après l’avion, pouvoir prendre un voilier quelque part.

J’espérais croiser une lumière…

à Alexandrie peut-être ?

J’avais encore besoin d’éclairages,

j’avais besoin d’enfiler la peau de Cédric,

j’avais besoin de voler les yeux de Cathie

j’avais besoin de cuire les lèvres d’Héloïse.

 

Ma maison

ses hauts,

ses sommets,

ces expériences écrites,

les vallées,

le ciel piscine,

je les ai notés.

Les creux aussi,

même les plus abruptes.

Les abîmes.

Le sol moussu.

 

Je voulais rester,

racler,

gratter,

coller,

gluer

encore

en elle,

éternellement

en elle.

 

Les plaisirs,

les orgasmes y avaient atteint des teintes si subtiles,

acidulées,

toniques,

fluorescentes,

criardes,

tsunaminesques.

 

Ils s’enchainaient

sans lassitude.

 

Les abysses tués,

Les abysses comblés.

 

Mais j’aurais dû me méfier…

 

Ces brèves

l’effrontée les a salement froissées.

 

Au final,

elle

a brisé le vase.

En deux cracs comme ça.

Une moitié d’un côté,

une autre de l’autre.

 

Je crois, que j’avais caché très profondément, au fond de mes méandres,

la réalité de ces choses là.

 

Je n’aurais pas dû…

 

Mais, bon

c’est comme ça,

cette soudaineté m’a surprise.

Je ne sais pas pourquoi…

 

Coupure nette.

Un lien brûlé.

Panne électrique.

Bim…

Plus de jus.

Sans bavures.

 

Elle a plié mon bout de papier.

Elle l’a déchiré au moment où je m’imaginais Pharaonne.

 

Après sa folie, il ne resta plus rien.

Pas même un petit os dans le ventre du sol.

 

Elle,

elle m’a

elle m’a engloutie toute entière,

toute entière.

Furie indomptable.

 

Je savais pourtant bien que les lumières attiraient les moustiques.

Contributions du BL du 23-10-19

 

– Christiane Rolin a présenté le livre Le cercle de Dave Eggers (Editions Gallimard)

 – Isabelle Cammarieu nous a présenté le livre de Loïc Demey : Je, d’un accident ou d’amour

Elle a également écrit et lu Je version 4

– Dominique Zinenberg écrit et lu un texte de sa composition Les « Je » sont faits

– Agnès Adda a écrit et lu un texte de sa composition Biblique

– Françoise Bernard a écrit et lu un texte de sa composition Déclinaison

AxoDom a écrit et lu un terre de sa composition Je c’est nous

Danielle Marty a écrit et lu Entre parenthèses

J’ai lu un texte de Patrick Quillier, extrait du livre orifice du murmure (Editions La différence)

 

Compte-rendu du Buffet littéraire du 19 septembre 19 (Adverbe)

Nous entamons la 12ème année du Buffet littéraire.  C’est vraiment, carrémentabsolument, indéniablement, complètement  INCROYABLE. Le choix des adverbes n’est pas suffisant pour dire la longévité exceptionnelle d’une aventure qui, on peut le dire aujourd’hui est devenue pérenne.

– Jusqu’à quand ? me susurre une voix intérieure.

– L’avenir le dira, répondé-je, tout de go.

Assurément.

Les participants du Buffet littéraire que nous désignons par l’acronyme BL ont choisi  comme thème de rentrée Le mot ADVERBE. Et, j’en ai profité pour m’amuser avec le thème  dans cette courte introduction.

Passons maintenant aux contributions qui ont nourri notre premier rendez-vous littéraire de la saison 2019-2020. Quelques personnes empêchées m’ont transmis leur texte que j’ai lu avec grand plaisir. Voici ci-dessous les textes écrits (pour la plupart)  et lus par les participants.

Tout d’abord, comme c’est l’usage, nous donnons la parole à la personne qui  souhaite nous présenter un livre (en rapport ou pas avec le thème)

– Brigitte Laporte Darbans nous a fait un court exposé de L’Étoile du nord de D.B John.

– Bettie Nin a écrit et lu un texte de sa composition : Adverbe

– Isabelle Cammarrieu a écrit et lu un texte de sa composition : Adverbe navigant

– Serge Papiernik a écrit et lu un texte de sa composition : La

Françoise Delagrave a écrit et lu un texte de sa composition : Controverse grammaticale

Antonia Soulez a écrit et lu un texte de sa composition : Adverbe

– J’ai lu un texte écrit et publié :  Le point et la virgule

– Nicole Goujon m’a chargé, en son absence de lire un texte de sa composition : Vraiment

Agnès Adda, absente m’a chargé de lire un texte de sa composition : L’adverbe

–  Mireille Diaz-Florian, en son absence m’a chargé de lire un texte de sa composition : Matin

–  Catherine Jarrett a écrit un texte de sa composition extrait de : Es Adverbes, chevaliers des Mots

– Catherine Seghers a lu un extrait de : On vient chercher Monsieur Jean de Jean Tardieu

Après ces agapes littéraires et culinaires, nous avons pris congé et nous sommes donné rendez-vous le Mercredi 23 octobre autour du thème JE. Tout un programme !

Bon vent littéraire et poétique.

Et un grand merci à Lise sans qui le blog n’existerait pas.

François Minod

Adverbe (Antonia Soulez)

C’est quoi la musique ?

 

“On ne pense pas la musique (ni le temps…) , on pense selon la musique en musique, musicalement, la musique est l’adverbe de la manière de penser” Jankelevitch (L’ineffable p 127) .

 

 

Et pour commencer:

Il me trotte dans la tête de dire “adverbialement vôtre” !  Ce serait une sorte de salut

Ad’ tention, c’est quelque chose  d’important

Car, ad’-verbialement, on est  tous égaux, ça veut dire, tout à fait quelqu’un es-qualités, n’importe quelle qualité, qualité sans être, adjective, pas une substance sur son trône.

L’adverbe,  c’est juste la manière, le comment de la manière, la façon variée d’apparaître

Parfois juste au passage,  pas le verbe  qui engage un agent qui ne se prend pas pour rien,

Pour invariablement celui qui est.

 

Adverbiale,  la conduite, le visage, la physionomie  mobilisent

Toute sortes de manières d’être qui vous dispensent de l’être substantiellement,

De l’Etre  en personne, entouré de ses oligarques, dont chacun

représente une modalité, par exemple non pas l’être-Rouge mais rougeoiement,  heuh

rougeoi-eument, non, pardon ! rougeoi-oiement ! non pas lent, mais lentement,

non pas  le Juste en soi, mais justement, le Doux mais doucement, tranquille, tranquillement, indécis,

pardon  in-décisément  ou plutôt in-décidément !

 

Ainsi la musique:

A jouer avec hésitation, comme dans le flou,  un prélude scriabinien,

. « douloureux, déchirant,  très lent contemplatif,  allegro drammatico, lent, vague indécis, belliqueux».  Tout cela, c’est la manière de jouer, les états d’humeur du son. Le mood et ses sautes ou  une gamme de poses, des variétés à l’étal. Chaque prélude a ses visages, pas des sentiments mais une humeur musicale, un mood à chaque pièce. Ce que racontent les sons, pas moi ni toi ni Scriabine.

Tout dans la manière, rien dans l’essence dont le verbe n’est  que verbal, verbosité de l’invariance.

L’adverbe à la place de l’ineffable,  donne teintes et brillances

à ce qui ne se définit pas. Une parure pour une parlure.

 

Et pour  conclure:

Une langue sans l’être.  Ça existe. Pas en français, ni en italien, ni en allemand, Ailleurs dans  d’autres univers de langues, les indiens du Canada oui.

Une langue sans être,  ce serait juste des qualities, un tas de qualités,

un jardin de qualités comme on dit des jardins sonores riches en timbres,

ceux des qualites adjectives,  avec seulement des comment, des nuances plein les yeux, les oreilles,

des sacs entiers, finalement, ce n’est pas la fin,  prenez le tas, le tas est fait de tas, et

ces tas d’autres tas.

Si vous dîtes que Socrate est blanc, grammairien, vieux,  et mal habillé, cela fait beaucoup de tas de caractères, des nuances de nuances qui, dans le temps, peuvent se contredire, se heurter à n’en plus rien comprendre. De qui dira-t-on blanc et non-blanc, grand et petit, vieux et jeune  ? Personne, n’est-ce pas ?  Il faut un sujet, un grand Sujet majuscule, bien sur son trône de l’Etre.

La leçon est d’Aristote.  Faut un verbe avec un sujet sinon, y a plus qu’à se taire, vivre comme une plante. Rien à dire.

 

Donc:

Ad’verbialement vôtre, une conduite à verbaliser  ?, On contrevient  à quoi ? au Sujet qu’on barre d’un trait pour le couvrir de fleurs, des gerbes d’aspects multicolores,

Odorifères, le couvrir jusqu’à l’éoutffer, et il se redresserait couronné  enrubanné

de fioritures, des tas d’aspetcs  de toutes sortes !

 

On dit musicalement intéressant, mais pas sonorement. La musique a ce privilege, pas le son parce qu’il y a LA musique, mais que le son, lui , n’est rien en comparaison de la musique.

 

Ainsi, le langage est plein d’injustice, car les noms sont hiérarchisés. Les rôles sont inégaux sur l’échiquier, les fonctions inégales pour des territoires à conquérir.

 

Adverbialement, ce sont des jardins de qualités à perte de vue.

Pas d’Etre à l’horizon. Juste des poèmes en partage, à égalité, adverbialement,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adverbe   (Bettie Nin)

Le voilà cet insolent ! ce vaniteux !

Et moi qui craignais de le trouver tout froissé, tout penaud, tout triste,

tout timide, tout effacé derrière notre sujet…

je me suis bien trompée ! Ce prétentieux crâne

fièrement

au centre de la sentence !

Il fait le paon juste avant le point noir qui

clos le débat.

Il est là, trônant dans sa nudité la plus

virginale.

Et je me demande même s’il n’est pas en train

de toiser

notre bien aimé sujet. Quel vantard !

Il fait le beau dans son habit de toute puissance.

Mais quel aveuglement !

Ce verbe,

ce petit salopard de tyran,

n’est rien sans moi !

Comment fait-il pour ne pas

voir sa petitesse.

JE suis celui qui dit tout du temps.

Celui qui annonce les sentiments.

Je suis celui qui place le sujet en son lieu,

dans sa maison ou dans l’infini céleste.

JE suis celui qui modifie.

Je suis le sel.

Je donne goût aux petits bavardages.

Je suis adverbement

tout simplement.

 

 

 

   Extrait de « Es Adverbes, chevaliers des Mots » (Catherine Jarrett)

« (…) Cacophonie, mains levées, stylos avec rage lancés, égratignures aux bras à la lèvre… Tout ce petit monde s’agitait, s’époumonait. Comme chez pauvres Humains, il s’agissait d’exacerber la sensation d’exister.

_Qui sommes-nous? s’exclamaient certains. Peuple peu fier en vérité, larbins, nous nous déployons pour LUI. Le valorisons, encensons, magnifions…

Il fut interrompu :

_Nous ressentons ce plaisir, parfois _il demeurait prudent_,  de le diminuer, rabaisser, humilier…

_Ah bon! Monsieur « Moins », Monsieur qui veut se prouver…

Lui aussi fut coupé dans sa fièvre, un quelconque « Certes » en l’occurrence, qui prêchait pour sa paroisse:

_Nous ne faisons que préciser, ajouter un peu de direction à SENS. Pas d’essence. Pas essentiels. Supprimons-nous : qui s’en apercevra?

Et de geindre:

_Voyez les Prép, on les ôte  et SENS est caduque.

Il disait « Prép », comme les humains, en ce temps où l’abréviation chez eux était devenue reine. « Prép » pour préposition, bien sûr.

_Et nous alors, se plaignirent les « -Ment ».

Des lustres qu’on les qualifiait de la sorte. Les « -Ment ». Qui ne mentaient jamais. S’inclinaient. Dociles en sorte. Ils ajoutaient au sens eux aussi

_Le SENS! ne comprenez-vous pas? reprenaient les « -Ment », nous sommes le nerf de la guerre, le fournisseur de la voie royale, des tenants et des aboutissants, la chair même de l’être et sa raison suprême…

 

 

Interrompus. Cette fois par la foule. De ceux qui existaient par eux-mêmes, et non par la simple adjonction d’un suffixe à un adjectif.

_Vous les « -Ment », n’êtes que des « Manière », et encore, une simple part.

Les « -Ment » eurent un sursaut:

_ Rimbaldiens, Rimbaldiens nous sommes, NOUS !

Depuis la publication d’un article sur leur présence avérée dans la poésie de Rimbaud, ils osaient _certes maladroitement_ mais osaient tout de même, affirmer, un peu, leur droit à une reconnaissance. Ils furent balayés.

 

Ils s’enorgueillissaient, les Plus, les Moins, les Jamais, les Toujours, les Demain, les Pourtant, D’accord et j’en passe et des foules, de leur diversité. Rimbaud ou pas, cette portion congrue des « Manière » pouvait aller se rhabiller. Eux étaient « lieu » « temps » « affirmation » « négation » « quantité » « relation logique » « liaison » « interrogatifs et exclamatifs » « modaux »; étaient le peuple armé grimpant au combat, tous ardents, vaillants, brûlant d’en découdre. Le SENS constituait le levier de leur action, si minime fût-elle : transformer renforcer disloquer métamorphoser un tant soit peu ce SENS, eux, chevaliers tutélaires et anges gardiens des Maîtres qu’ils servaient avec application, dévotion,  certains diraient amour : les MOTS. »

 

 

Le point et la virgule © (François Minod)

 

– Si on faisait le point.

– Bonne idée. Qui commence ?

– Je veux bien.

 

Il déambule  sur scène l’air très préoccupé.

 

– Mais qu’est ce que tu fais ?

– Ben le point pardi.

– Pas comme ça !

– Comment alors ?

– Ensemble, on le fait ensemble.

– D’accord, allons-y. T’es prêt ?

– Oui.

– À la une à la deux à la trois. À la quatre à la cinq à la six à la sept à la huit à la neuf à la dix à la onze à la douze à la treize à la quatorze à la quinze à la seize à la dix sept.

– Tu ne m’as pas attendu.

– Si, j’ai fait le point après le trois.

– Oui mais tu as continué après, sans m’attendre.

– On recommence ?

– D’accord mais cette fois tu comptes jusqu’à trois, tu m’attends et on fait le point.

– D’accord.

– À la une, à la deux, à la trois.

 

Un temps long.

 

– Ben alors ? Je t’ai attendu après le trois.

– J’y arrive pas.

– Qu’est ce qu’on fait alors ?

– On continue sans le point.

– Oui, on s’en fout finalement du point, on le laisse aux autres.

– T’as raison, qu’ils le fassent le point les autres, nous on se contentera d’une virgule de temps en temps.

– Et encore…