La langue se répète et manque parfois le lapsus. J’ai déjà dit : « stop aux non-dits » dit la langue-mère. Que comprendre ? demande la question. Ici s’absente de là pour ouvrir la matrice philosorphique. Détournez un compas et plongez en vous-mêmes, dit le metteur en signes. Faites un détour par vous-mêmes, dit la maîtresse aux cerveaux paresseux et autre bocaux évités par en-dessous. Feuilletez les anneaux, la grammaire des âges et passez votre tête dans un trou pour aérer votre sommeil, là où la nuit vous a cousu un songe… Rêvez, vous n’avez rien à prouver, dit la plaisanterie qui s’insinuait par-là. Exercez-vous aux infinis, même aux plus infimes, puis comptez dit le sablier pressé d’arriver. Sinuez parmi vos échéances, pensez à l’assurance de votre vie, mais soyez brefs, une seconde d’inattention pourrait anéantir l’orgueil des comédies humaines. Employez vos tensions et autres contorsions à des occupations utiles : escrime, réflexions, visites de l’immobilité,  contemplations avec dextérité et autres sagesses prêtes à vous respirer… Enfin, dialoguez avec votre psy pour mesurer la vitesse et la pression de votre pensée – il vous proposera de passer par la démesure. Oscillez donc entre Alice et les détours amnésiques qui vous abrègent. Pour détourner l’attention, il faut être diariste du bref !

                                                                                                          Anne de COMMINES

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