Fantaisie nocturne
Ni d’aile ni d’ange
Cette visite
Mais du timbre sourd du bois qui chantonne
Bourdon qui se propage
Et qu’enfle la nuit.
Qui cherches-tu, furet de notre charpente ?
La lune qui serpente entre les nervures du chêne
Ou ce souffle anonyme qui frôle mon sommeil ?
Dans les sillons du silence
Germent des rayons et des ombres
Et des chants étrangers.
Une cérémonie de glissements, d’airs feutrés
Palpite…
Sous mon front ? Au ciel de notre toit ?
Que dis-tu, furet nocturne
Des liturgies de mes rêves
A tes fidèles diserts ou taciturnes ?
Aussi parcimonieuse qu’un petit tas de sciure
Ton offrande matinale
Quand sous le voile bruyant du jour
Furet secret, tu te dissipes
Et que s’éclipse
Ta cohorte de visiteurs.
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