Si vous aimez les champs et les prairies
Si les rivières ou les lacs vous plaisent
Si voir un ciel chargé de rêveries
Vous fait danser rire et sourire d’aise
Alors venez, délaissez votre chaise
Foulez la terre, l’herbe, les beaux jardins
D’un pas léger, qu’importe un peu de glaise
Cette balade a-t-elle un lendemain ?
Que vous longiez un fleuve ou un ruisseau
La grève grise ou la verte colline
Vous entendrez le doux chant des oiseaux
Et sentirez une brise câline
Si vive en vous cette joie enfantine
Qui calmera vos peines et vos chagrins
Vous vous direz tout bas comme en sourdine
Cette balade a-t-elle un lendemain ?
Tout en marchant à l’orée des forêts
Vous humerez l’humus et les bruyères
Et ce sera soudain l’accord parfait
Pénombres et rayons dans la clairière
Vous serez bien ici dans les confins
Recevant les senteurs et les prières
Les mousses murmurant dans la lumière
Cette balade a-t-elle un lendemain ?
Baladins badins chantez votre peine
En marchant gaiment sur tous les chemins
Et n’oubliez pas la juste rengaine
Cette balade a-t-elle un lendemain ?