Bleue ronde la belle
Tourbillonne
Que nous en ayons
Jamais sensation
Granulée peau
D’orange à éruption
De vals et de monts
Si tant est qu’elle soit
Si tant est qu’elle sera
Timidité de mésanges
Ciel de tendres nuées
Regards humides
De nouveaux-nés faons
Tâches tout en ronds
Ou fourrures zébrées
On parle de préserver
Si tant est qu’ils soient
Si tant est qu’ils seront
Réservoir de vies
Mycorhizes ou paramécies
Plantules à baobab
Nourris de leurs dermes
Veinés d’eaux en flux
Aux courants ruisselants
Porteurs de nutriments
Si tant est qu’ils poussent
Si tant est qu’ils vivront
Envahie d’hominides
Industrieux en trop
Aucune météorite,
Seule la bêtise
Nous anéantira
D’autres vies perdureront
Après nous, seront encore là
Si tant est qu’ils puissent
Si tant est qu’ils sauront
Un bipède rouillé
Près de nos squelettes
Faute d’énergie gisant
Et la vie reprendra
Si tant est qu’elle soit
Si tant est qu’elle sera
Balade de la ballade !
( d’intérieure à l’extérieur)
Errer de la tête
Les yeux dans les détails
Ou tournés à l’horizon
Errer avec ses pieds
Sans plus sentir la terre
Emporté dans l’aller
Au rythme de l’avancée
Et chanter la ballade
Du bien respirer
Celle de s’en revenir
Pour pouvoir s’en aller…
Être ce voyageur,
Spectateur du connu
Curieux des habitudes
Flâneur professionnel
En quête de jolis riens
Prêt à s’émerveiller
Modeste découverte
Laisser s’entrechoquer
Les folâtres pensées
Tourner son attention
Au-dedans de soi-même
Chantonner en secret
Un air là, inventé
Se laisser envahir
Se distraire du monde
Flotter en sensation
D’une bonté de plaisir
Dépossédée de soi
Vivre en aménité