Chanson plutôt
Promenade sidérale, sidérante
De lune en planète
D’astre en satellite
De trou noir en fond diffus
La comète tourneboule
danse la chamade
décrit des volutes
elle vole, virevolte
elle est gaie
elle s’amuse
elle danse
elle danse de sa folie douce
elle se balade allègrement
entre les astres
dans le cosmos
*
Et cette autre pauvre petite pierre
qui l’a envoyé balader ?
là voilà
qui file
fouille
fonce
noire du feu des astres
rouge de lumière
bleue de contusions
dans sa trajectoire inconnue
filant dans le noir
elle ne flâne pas
elle frôle le son
elle furète alentour
dans tous les coins de l’univers
elle s’égare
se perd
on ne la retrouve pas
*
Pas de halte
pas de pause
pas de repos
qui l’a envoyé balader
qui l’a rejetée
qui l’a oubliée
le grand barbu qui se cache
le trou noir qui avale tout
ou l’étincelle première
seule
loin dans les galaxies
dans les années-lumière
au bord du monde
au bord du ciel
la comète s’enfuit
la comète fuit
la comète fut