Il va,

tire sur sa laisse,

truffe au sol,

ivre d’odeurs

dans le froid mordant,

puis museau au vent,

frémit ; frémissant,

il fraternise

avec chaque brindille,

chaque être vivant,

il m’entraîne, innocent,

m’offre le mystère

d’aspérités, de recoins,

d’éclats d’existence,

de touffes d’herbe

où s’acharne la vie

sur lesquels il pisse.

Des propos humains

s’échangent

sous les arbres,

sur les noms, les âges,

les soins,

on sourit,

on bavarde en balade,

on se détend,

tandis que dans leur nid de branches,

becs et griffes acérés

croassent les corbeaux.

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