Quel allant, mon Dieu, quel allant
De minerai solide ils déploient
L’homme et la femme qui marchent
Tout de belle vigueur sur la terrasse !
Et leur ombre feint de courir alentour
Sur le trictrac de la lumière
Entre les pins.
C’est la brise d’été, son menu souffle
Qui ordonne cette escapade retenue de clairs-obscurs
– Saccades et piétinements.
Au pied de l’impériale qui filait
Entre les marronniers, les étoiles, les réverbères
Ainsi couraient les reflets anonymes
De vos bustes de chair, voyageurs,
Emmêlés à tant d’autres ombres
Promises à grande aventure !
– Intimité chaotique
De brillances obscures
Enchevêtrées.
Et de ma haute retraite
Quand sur l’un ou l’autre versant des vaguelettes du fleuve
Sinuent de menues empreintes pailletées de fard
J’imagine, ancrée sur la plateforme d’un bateau nomade
Double silhouette de bronze dur
Regard rivé sur l’horizon.
Saint-Paul de Vence – Paris