Préambule du bleu
cerne pâle (fatigue)
avec territoire dans l’inachevé,
franges azur et haillons
les lapis lazuli, les topazes, les saphirs, les aigues marines
zénith aux pierres éblouissantes
le bleu en embuscade en eau turquoise : abandon abondance
le bleu si adorablement dans les yeux d’Hölderlin,
nuance de l’absolu qui déjà s’est
perdu
dans l’inachevé
la fièvre bleue du spleen est membrane qui vibre
Le mot bleu tient le monde en une syllabe, paumes ouvertes sur l’infini, en telle puissance
d’absolu, en tel tourbillon, quelque part vers l’inachevé,
dans le babil de l’enfant, le cri des bêtes,
l’univers s’ouvre bleu,
en préambule
c’est sa magie, sa féérie, sa fantaisie et son énigme,
le bleu n’a pas de fin,
l’inachevé n’est-il pas préambule ?

J’adore, et redoute tant, ce retour devant ma propre page, pourtant soignée comme un bleuet fragile, au prétexte d’une rareté estimée commune, mais trop vite surexposée aux regards aimés…je me sens alors pris comme un Bleu ratant la passe qui conduisait à l’essai vainqueur…Quel bleu de méthylène pourrait soulager ce bleu à l’âme ?

Laisser un commentaire