Adverbe (Antonia Soulez)

C’est quoi la musique ?

 

“On ne pense pas la musique (ni le temps…) , on pense selon la musique en musique, musicalement, la musique est l’adverbe de la manière de penser” Jankelevitch (L’ineffable p 127) .

 

 

Et pour commencer:

Il me trotte dans la tête de dire “adverbialement vôtre” !  Ce serait une sorte de salut

Ad’ tention, c’est quelque chose  d’important

Car, ad’-verbialement, on est  tous égaux, ça veut dire, tout à fait quelqu’un es-qualités, n’importe quelle qualité, qualité sans être, adjective, pas une substance sur son trône.

L’adverbe,  c’est juste la manière, le comment de la manière, la façon variée d’apparaître

Parfois juste au passage,  pas le verbe  qui engage un agent qui ne se prend pas pour rien,

Pour invariablement celui qui est.

 

Adverbiale,  la conduite, le visage, la physionomie  mobilisent

Toute sortes de manières d’être qui vous dispensent de l’être substantiellement,

De l’Etre  en personne, entouré de ses oligarques, dont chacun

représente une modalité, par exemple non pas l’être-Rouge mais rougeoiement,  heuh

rougeoi-eument, non, pardon ! rougeoi-oiement ! non pas lent, mais lentement,

non pas  le Juste en soi, mais justement, le Doux mais doucement, tranquille, tranquillement, indécis,

pardon  in-décisément  ou plutôt in-décidément !

 

Ainsi la musique:

A jouer avec hésitation, comme dans le flou,  un prélude scriabinien,

. « douloureux, déchirant,  très lent contemplatif,  allegro drammatico, lent, vague indécis, belliqueux».  Tout cela, c’est la manière de jouer, les états d’humeur du son. Le mood et ses sautes ou  une gamme de poses, des variétés à l’étal. Chaque prélude a ses visages, pas des sentiments mais une humeur musicale, un mood à chaque pièce. Ce que racontent les sons, pas moi ni toi ni Scriabine.

Tout dans la manière, rien dans l’essence dont le verbe n’est  que verbal, verbosité de l’invariance.

L’adverbe à la place de l’ineffable,  donne teintes et brillances

à ce qui ne se définit pas. Une parure pour une parlure.

 

Et pour  conclure:

Une langue sans l’être.  Ça existe. Pas en français, ni en italien, ni en allemand, Ailleurs dans  d’autres univers de langues, les indiens du Canada oui.

Une langue sans être,  ce serait juste des qualities, un tas de qualités,

un jardin de qualités comme on dit des jardins sonores riches en timbres,

ceux des qualites adjectives,  avec seulement des comment, des nuances plein les yeux, les oreilles,

des sacs entiers, finalement, ce n’est pas la fin,  prenez le tas, le tas est fait de tas, et

ces tas d’autres tas.

Si vous dîtes que Socrate est blanc, grammairien, vieux,  et mal habillé, cela fait beaucoup de tas de caractères, des nuances de nuances qui, dans le temps, peuvent se contredire, se heurter à n’en plus rien comprendre. De qui dira-t-on blanc et non-blanc, grand et petit, vieux et jeune  ? Personne, n’est-ce pas ?  Il faut un sujet, un grand Sujet majuscule, bien sur son trône de l’Etre.

La leçon est d’Aristote.  Faut un verbe avec un sujet sinon, y a plus qu’à se taire, vivre comme une plante. Rien à dire.

 

Donc:

Ad’verbialement vôtre, une conduite à verbaliser  ?, On contrevient  à quoi ? au Sujet qu’on barre d’un trait pour le couvrir de fleurs, des gerbes d’aspects multicolores,

Odorifères, le couvrir jusqu’à l’éoutffer, et il se redresserait couronné  enrubanné

de fioritures, des tas d’aspetcs  de toutes sortes !

 

On dit musicalement intéressant, mais pas sonorement. La musique a ce privilege, pas le son parce qu’il y a LA musique, mais que le son, lui , n’est rien en comparaison de la musique.

 

Ainsi, le langage est plein d’injustice, car les noms sont hiérarchisés. Les rôles sont inégaux sur l’échiquier, les fonctions inégales pour des territoires à conquérir.

 

Adverbialement, ce sont des jardins de qualités à perte de vue.

Pas d’Etre à l’horizon. Juste des poèmes en partage, à égalité, adverbialement,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adverbe   (Bettie Nin)

Le voilà cet insolent ! ce vaniteux !

Et moi qui craignais de le trouver tout froissé, tout penaud, tout triste,

tout timide, tout effacé derrière notre sujet…

je me suis bien trompée ! Ce prétentieux crâne

fièrement

au centre de la sentence !

Il fait le paon juste avant le point noir qui

clos le débat.

Il est là, trônant dans sa nudité la plus

virginale.

Et je me demande même s’il n’est pas en train

de toiser

notre bien aimé sujet. Quel vantard !

Il fait le beau dans son habit de toute puissance.

Mais quel aveuglement !

Ce verbe,

ce petit salopard de tyran,

n’est rien sans moi !

Comment fait-il pour ne pas

voir sa petitesse.

JE suis celui qui dit tout du temps.

Celui qui annonce les sentiments.

Je suis celui qui place le sujet en son lieu,

dans sa maison ou dans l’infini céleste.

JE suis celui qui modifie.

Je suis le sel.

Je donne goût aux petits bavardages.

Je suis adverbement

tout simplement.

 

 

 

   Extrait de « Es Adverbes, chevaliers des Mots » (Catherine Jarrett)

« (…) Cacophonie, mains levées, stylos avec rage lancés, égratignures aux bras à la lèvre… Tout ce petit monde s’agitait, s’époumonait. Comme chez pauvres Humains, il s’agissait d’exacerber la sensation d’exister.

_Qui sommes-nous? s’exclamaient certains. Peuple peu fier en vérité, larbins, nous nous déployons pour LUI. Le valorisons, encensons, magnifions…

Il fut interrompu :

_Nous ressentons ce plaisir, parfois _il demeurait prudent_,  de le diminuer, rabaisser, humilier…

_Ah bon! Monsieur « Moins », Monsieur qui veut se prouver…

Lui aussi fut coupé dans sa fièvre, un quelconque « Certes » en l’occurrence, qui prêchait pour sa paroisse:

_Nous ne faisons que préciser, ajouter un peu de direction à SENS. Pas d’essence. Pas essentiels. Supprimons-nous : qui s’en apercevra?

Et de geindre:

_Voyez les Prép, on les ôte  et SENS est caduque.

Il disait « Prép », comme les humains, en ce temps où l’abréviation chez eux était devenue reine. « Prép » pour préposition, bien sûr.

_Et nous alors, se plaignirent les « -Ment ».

Des lustres qu’on les qualifiait de la sorte. Les « -Ment ». Qui ne mentaient jamais. S’inclinaient. Dociles en sorte. Ils ajoutaient au sens eux aussi

_Le SENS! ne comprenez-vous pas? reprenaient les « -Ment », nous sommes le nerf de la guerre, le fournisseur de la voie royale, des tenants et des aboutissants, la chair même de l’être et sa raison suprême…

 

 

Interrompus. Cette fois par la foule. De ceux qui existaient par eux-mêmes, et non par la simple adjonction d’un suffixe à un adjectif.

_Vous les « -Ment », n’êtes que des « Manière », et encore, une simple part.

Les « -Ment » eurent un sursaut:

_ Rimbaldiens, Rimbaldiens nous sommes, NOUS !

Depuis la publication d’un article sur leur présence avérée dans la poésie de Rimbaud, ils osaient _certes maladroitement_ mais osaient tout de même, affirmer, un peu, leur droit à une reconnaissance. Ils furent balayés.

 

Ils s’enorgueillissaient, les Plus, les Moins, les Jamais, les Toujours, les Demain, les Pourtant, D’accord et j’en passe et des foules, de leur diversité. Rimbaud ou pas, cette portion congrue des « Manière » pouvait aller se rhabiller. Eux étaient « lieu » « temps » « affirmation » « négation » « quantité » « relation logique » « liaison » « interrogatifs et exclamatifs » « modaux »; étaient le peuple armé grimpant au combat, tous ardents, vaillants, brûlant d’en découdre. Le SENS constituait le levier de leur action, si minime fût-elle : transformer renforcer disloquer métamorphoser un tant soit peu ce SENS, eux, chevaliers tutélaires et anges gardiens des Maîtres qu’ils servaient avec application, dévotion,  certains diraient amour : les MOTS. »

 

 

Le point et la virgule © (François Minod)

 

– Si on faisait le point.

– Bonne idée. Qui commence ?

– Je veux bien.

 

Il déambule  sur scène l’air très préoccupé.

 

– Mais qu’est ce que tu fais ?

– Ben le point pardi.

– Pas comme ça !

– Comment alors ?

– Ensemble, on le fait ensemble.

– D’accord, allons-y. T’es prêt ?

– Oui.

– À la une à la deux à la trois. À la quatre à la cinq à la six à la sept à la huit à la neuf à la dix à la onze à la douze à la treize à la quatorze à la quinze à la seize à la dix sept.

– Tu ne m’as pas attendu.

– Si, j’ai fait le point après le trois.

– Oui mais tu as continué après, sans m’attendre.

– On recommence ?

– D’accord mais cette fois tu comptes jusqu’à trois, tu m’attends et on fait le point.

– D’accord.

– À la une, à la deux, à la trois.

 

Un temps long.

 

– Ben alors ? Je t’ai attendu après le trois.

– J’y arrive pas.

– Qu’est ce qu’on fait alors ?

– On continue sans le point.

– Oui, on s’en fout finalement du point, on le laisse aux autres.

– T’as raison, qu’ils le fassent le point les autres, nous on se contentera d’une virgule de temps en temps.

– Et encore…

 

 

Adverbe navigant (Isabelle Camarrieu)

Résolument ne pas dire :

absolument ! Ce qui devrait révéler.

 

Ici, hier, ou aujourd’hui

Bien sûr, encore voire demain

Un enfant noyé sans bruit

Au bras d’un mort de chagrin

 

Éviter tout ce qui pourrait être franchement contredit

 

Toujours, jamais, souvent

D’ailleurs vers ici, de loin

Désemparé fuir, violence

De sa famille prendre soin

 

Sensiblement euphémiser, pour en douce faire passer la pilule

 

Personne, et encore moins que rien

Si peu, guère, presque moins

Relégués derrière, sous des tentes

Rationnés dans des camps de barbelés

 

Savoir correctement élimer le sens brut de l’inacceptable

 

Cependant donc en revanche

Par conséquent et tout de même

Méfions-nous de les laisser venir

Ils sont capables d’envahir

 

Déculpabiliser éhontément avec des antiphrases

Continument gloser avec l’air de ne pas y toucher

 

Pourquoi,  en même temps et puis ?

Tout, trop, quand, combien ?

Penserons : qu’ai-je fait aux humains

Pourquoi moi si démuni

Ne me tendent-ils pas la main ?

 

Faire évidemment la morale pour habilement sur autrui rejeter la responsabilité

Jusqu’à ce que imperceptiblement la majorité sans s’en douter bascule du mauvais côté

 

Tant bien que mal, volontiers, pour de bon

Admirablement vite, ensemble, exprès

Noyons le poisson – comme le migrant

Ainsi, aussi encore et davantage !

Cachons sa mort sous la « protection »

Joli ! De notre mode de vie !

À loisir, à l’aveuglette, bel et bien, à tort

Autorisons sécurité et barrières

L’interdiction de tous les ports

À tous ces hommes navigant

 

Franchement je ne peux m’en remettre de voir se commettre

Sous nos yeux à pas même à 1500 kilomètres

Assurément, sans aucun doute, précisément

Un génocide d’apatrides.

 

Ici oui ci-devant, aujourd’hui

Au nom de tant de morts sans bruit

être noyé pis que de chagrin

Par suite de honte.   Et si encore demain

Nous savions en avoir fini …

 

 

Matin (Mireille Diaz-Florian)

On dirait le jour

On dirait un froissement de lumière

 

On verrait des lambeaux de nuit

On verrait des arbres noirs

 

On ouvrirait la fenêtre

On ouvrirait la porte

 

On marcherait lentement

On marcherait vers

 

On voudrait aller loin

On voudrait saisir

 

On aimerait le vent

On aimerait la pluie

 

On saurait tout peut-être

On saurait tout alors

 

Ce serait ici

Ce serait là-bas

 

Ce serait le jour

 

Presque

 

Vraiment ( Nicole Goujon )

Vraiment ?… Vraiment !… Elle insiste encore… vraiment ?!… Elle accentue même le début du mot  VRAI-ment. A peine ai-je posé ma voix, ménagé un silence, repris ma respiration, qu’elle fait tomber le couperet du « vraiment »… M’écoute-t-elle ?… Armée du cruel adverbe, elle m’interrompt, impose des arrêts, scande et hache menu la conversation.

Ce « vraiment », répété, martelé, est-il le signe d’un intérêt pour mon propos ? Une incitation à ce que je poursuive, un encouragement à ce que j’approfondisse ?… Ou est-il une tentative de bloquer mon récit, d’en arrêter le flux ?…  Il se peut aussi que « vraiment » soit une mise en doute ou en déroute de ma parole, ou, plus probable encore, qu’il traduise la crainte que j’enjolive, que je fabule, que je bonimente, que je raconte balivernes et mensonges ?… C’est une hypothèse très sérieuse !

On dit que le sens réside dans l’intonation… Il me suffit donc de savoir si « vraiment » est suivi d’un point d’interrogation ou d’un point d’exclamation !… Force est de constater que l’oreille n’est pas toujours bon guide et que le son est subtil. Bref, je ne sais quelle attitude tenir… Faut-il démentir, déjouer les attentes, réajuster le propos, répondre du tac au tac ?… Je ne saurais dire… En revanche, je connais bien l’effet que ce « vraiment » provoque en moi : un curieux mélange d’embarras, d’agacement, et je l’avoue… d’une violence irrépressible !

Mais laissons de côté mes ressentis et proposons plutôt l’hypothèse qu’avec ce « vraiment », irruptif,  inquisiteur, métronomique et implacable, il s’agit tout simplement de meubler la conversation…

  • Vraiment ?
  • Oui, vraiment !

Malheureusement, je ne puis adhérer à cette proposition car quand mon interlocutrice dit VRAI-ment, elle accentue le début du mot. Je sens qu’elle cherche à traquer le vérité dans mes paroles, à percer mes non-dits, pénétrer mes secrets, déceler mon intimité. Encore et encore ! Insatiable questionneuse, piétieuse de ma retenue, briseuse de ma résistance…, aux  aguets, en chasse, se cherchant elle-même dans mes dires. « Livrez-moi du vif, du profond, du tranchant, du vrai, du plus vrai que vrai, oui vraiment ! »

Moi qui rève d’une conversation au fil de l’eau, qui chéris le doux flottement de l’indécision, pratique l’art du camouflage et du détour, navigue dans le trouble de l’ici et de l’ailleurs, moi qui réajuste les souvenirs fluctuants, les propos lacunaires, les souffles en pointillés, les teintes en clair-obscur, moi qui conte des histoires, je suis la parfaite victime de cet adverbe, victime de sa prétention à percer le doute et à séquestrer le sens. De plus, et pour faire rendre l’âme aux mots, il feint d’ignorer le mensonge qui le constitue.

Oui, n’oubliez jamais… le vrai… ment !

 

La (Serge Papiernik)

La saisissant par le coude ,

je la pousse dans l’enclos

Vois ici le drame des bonnes intentions
Passant devant une formidable explosion
Vois la-bas l’incendie

Les vitres des cantines tintinnabulent

Vois ça , c’est surement un attentat

 

Ne lui caressant pas le visage , je l’étreins dans l’enclos

Vois ici , la trame de ce corps qui résiste
Sans aucune explosion
vois là -bas ce corps brûlé

Les vitres de nos anonymats ont tintinnabulé

Vois ça , c’est encore un attentat
à la pudeur cette fois

 

Même avec des voici et des voilà , la fureur du monde résiste

 

Controverse grammaticale (Françoise Delagrave)

Le verbe : Arrête de me suivre tout le temps !

 

L’adverbe : Je ne te suis pas tout le temps, souvent je te précède…

 

Le verbe : C’est cela, invariablement tu es partout, une vraie déferlante…

 

L’adverbe : Je suis là pour te mettre en valeur…

 

Le verbe : N’importe quoi ! Plus que… moins que… autant que… Si je cours, par exemple, je n’ai cure de savoir si je cours plus vite ou moins vite que quelqu’un, je cours, un point c’est tout !

 

L’adverbe : C’est un peu court ton explication, nécessairement tu cours d’une certaine manière, après quelqu’un, dans une direction, pour faire du sport, enfin pour quelque chose…

 

Le verbe : Tu as raison, je cours pour te semer et retrouver ma plénitude. J’en ai assez d’être toujours augmenté, diminué, amoindri, compté, contrarié, précisé par ta présence… Lâche-moi le syntagme et laisse libre cours à tous mes sens !

 

L’adverbe : Quoi, tu me trouves envahissant ?

 

Le verbe : Je te trouve dispersé, surtout. Tu es partout, on ne peut rien faire sans que tu mettes ton grain de sel… La mouche du coche… Tu te complais trop souvent dans l’excès. Quand je pose mon action, sobrement, avec justesse, tu viens me titiller comme si je ne pouvais agir seul.

 

L’adverbe : Quelle prétention, tu te prends pour Dieu ?

 

Le verbe : Non, j’aspire à être poète (mais peut-être ne suis-je que verbeux) ! Retire le verbe d’une phrase et elle perd son sens. Sans l’alchimie du verbe, point de beauté. Le verbe « aimer » se suffit à lui-même. Qu’apporterait de le précéder ou le compléter d’un adverbe ? Ton intervention n’est guère utile.

 

L’adverbe : Alors tu n’es pas poète, mon cher ! « Je vous aime exactement », n’est-ce pas la plus belle déclaration d’amour qui soit ? Je vous aime… exactement : si tu prononces ces mots en laissant un temps entre le verbe et son adverbe, l’association est d’une force incroyable, d’une poésie remarquable. Ne suis-je pas réhabilité de la plus belle façon par cette phrase de Daniel Pennac dans « la petite marchande de prose » ?

 

Le verbe : Magnifique ! Je te concède ce point, dans de rares cas tu magnifies le verbe et surtout le sujet qui en est destinataire. Cependant, il ne faudrait pas en abuser…

 

L’adverbe : Je ne suis aucunement responsable des abus de la langue adverbiale !

 

 

 

L’adverbe (Agnès Adda)

Adjoint et subalterne autant que coulissier

Il serpente, s’adosse, sans éclat.

De petite stature

Il n’ambitionne la reconnaissance

N’aspire à la descendance.

Ni sexe ni genre, mais intègre

Il se prête sans fléchir.

 

Or toi tu applaudis à ses pirouettes

Quand la clausule s’inverse en commencement

Et que, balancier du discours

Il tourne comme roue des vents.
Tu admires ce tranchant d’un point, d’un never more

L’adresse de qui, croisant le verbe

Le nie, le dégonfle.
Et tu souris à la réserve du presque un peu

Caresses l’oui, ce levier de la présence

Et les sursis d’encore.