Avons-nous donc dormi, ou était-ce un voyage,

plus exotique qu’une fable ? Nous aimons croire

en ces périples immobiles, où sans savoir

on s’initie à ces contrées: légende, orgueil.

 

Quelques rares trésors en passent les frontières

pour retourner avec nous deux à la maison.

Mais notre bien le plus précieux ce n’est pas eux,

c’est que nous-mêmes, entrelacés, ou côte à côte,

 

nous nous sommes risqués à pénétrer ensemble

les antichambres de la nuit, l’hypnose des novices,

un labyrinthe intime, étrange et familier,

 

domaine réservé, aventure nocturne,

que le réveil oublie. Car notre union est mieux scellée

de paresse, noces sous les espèces du mystère.

 

 

 

 

 

Une réflexion sur “Avons-nous donc dormi ? (Patrick Quillier)

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